Premier livre pour moi de cet auteur, et assurément pas le dernier car c’est un coup de coeur.

L’histoire :

Dans la forêt qui borde le village de Gévaugnac, on découvre une toute jeune fille brûlée sur un bûcher. La capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse, est priée de différer ses vacances et de consulter Novak Marrec, le policier qui a mené l’enquête sur des meurtres très similaires, attribués à un mystérieux « Immoleur » jamais arrêté.

Le problème c’est que Novak est interné en hôpital psychiatrique. Depuis son échec dans l’affaire de l’Immoleur, ce flic intelligent, cultivé et peu loquace est atteint de troubles obsessionnels délirants : par moments son cerveau lui crée de fausses certitudes, qu’il n’arrive pas à distinguer de la réalité.

Convaincu que l’Immoleur est de retour, Novak se lance à corps perdu dans l’enquête avec Julie. Mais comment découvrir la vérité quand votre propre esprit joue contre vous ? Parviendront-ils à mettre au jour les secrets de la petite communauté de Gévaugnac ?

Mon avis :

Si je devais donner un seul mot pour le qualifier, ce serait « émotions », tant j’ai été touchée par les personnages. 

Tout d’abord cette famille, victime de la perte de sa petite fille dans d’atroces circonstances. René Manzor ne nous épargne rien de la terrible souffrance des parents. J’ai été bouleversée par cet aspect du récit, et j’ai sorti les mouchoirs dès la page 32. 

Il y a aussi Julie, capitaine de police qui mène l’enquête. Elle se doit d’être forte, mais elle est avant tout une maman qui se démène pour conjuguer vie personnelle et vie professionnelle. Elle n’est pas insensible à cette tragédie, et par ricochet, le lecteur non plus. 

Et puis enfin, il y a Novak, tellement attachant, totalement perdu, et pourtant conscient de sa maladie qui le fait naviguer entre imaginaire et réalité.

J’ai aimé tous ces personnages.

J’ai aimé leur force, mais surtout leurs faiblesses.

C’est tellement bien écrit que, je me suis sentie projetée dans cette histoire et que j’ai pris de plein fouet tout ce déferlement de colère, de vengeance, de révolte, d’injustice, d’incompréhension mais aussi d’amour, d’amitié, de compassion et de protection.

Une fois ferré, le lecteur n’a d’autre choix que d’engloutir ce roman, tant cette lecture est addictive.

Le style d’écriture me fait un peu penser à Tackian, mais uniquement pour la fluidité car ici le scénario est bien plus travaillé, riche et surprenant.

L’enquête de police est plutôt classique, en revanche, la manière d’aborder la psychiatrie est originale. C’est un thème déjà vu, mais l’approche du sujet est différente de ce que j’ai pu lire auparavant, le tout étant parfaitement bien construit de manière à faire douter le lecteur.

Une excellente lecture qui a malmené mon petit coeur, et qui m’a touchée bien plus que je ne l’aurais pensé. Il m’a fallu deux jours pour me plonger de nouveau dans un livre après avoir refermé ce roman.

A vif
  • Manzor, René (Author)
  • 400 Pages - 03/17/2021 (Publication Date) - Calmann-Lévy (Publisher)

Dernière mise à jour le 2021-03-20 / Liens affiliés / Images de l'API Amazon Partenaires

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