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Ce roman est arrivé dans ma PAL par erreur et, pour être honnête, il ne me tentait pas du tout.
Rien que la couverture me laissait penser que ce ne serait pas mon style… et pourtant, contre toute attente, j’ai été complètement embarquée.

On suit Hai, sa mère et ses sœurs, abandonnées par leur famille au moment où la guerre civile éclate en Chine. Issues d’une riche famille de propriétaires terriens, leur statut aurait dû les protéger… mais il devient au contraire un danger, les obligeant à fuir pour survivre.

Commence alors un long périple, marqué par la faim, le froid, la peur… mais aussi par une incroyable volonté de tenir.

J’ai eu l’impression de fuir avec elles, de ressentir leur fatigue, leur angoisse, leur épuisement. Le roman est immersif sans jamais être lourd, et le contexte historique reste accessible sans prendre le dessus.

Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la condition des femmes.
Dans cette Chine d’avant-guerre, elles étaient soumises, reléguées à un rôle d’épouse et de mère, prisonnières de traditions profondément ancrées.
Elles vivaient dans une forme d’esclavagisme social, opprimées par des règles qui les condamnaient à exister à travers les hommes.

Naître fille, c’était être une charge. Une bouche inutile.
Et c’est révoltant de voir à quel point cette vision était intégrée.

Et pourtant, au milieu de cette violence, il y a aussi quelque chose de profondément beau : le courage, l’altruisme et cet amour indéfectible qui les lie.

J’ai été particulièrement touchée par les sœurs.
Di, avec son tempérament rebelle et son insoumission, m’a marquée.
Hai, plus posée, incarne une autre forme de force.
Et leur mère… tiraillée entre ce qu’elle avait toujours connu et ce que ses filles refusaient d’accepter.

C’est un beau roman, parfois révoltant, mais profondément humain.

Une très belle découverte, que je n’attendais pas… et qui m’a touchée bien plus que je ne l’aurais imaginé.
Comme quoi, les belles surprises se trouvent parfois là où on ne les attend pas.

Résumé éditeur :

En 1948, la guerre civile chinoise ravage la province de Shandong. La famille Ang s’enfuit, abandonnant Hai, sa mère et ses soeurs, considérés comme des bouches à nourrir, aux mains des communistes. Affamées et sans le sou, elles entreprennent un périple jusqu’à Taïwan. Dans leur lutte pour la survie, Hai et sa famille font l’expérience d’une nouvelle liberté, celle de prendre leur destin en main.

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