Je l’ai commencé… et terminé deux jours plus tard.
Autant dire que oui, je l’ai dévoré.
Cap sur la Côte d’Azur en 1928. Une villa somptueuse au cap d’Antibes : la Villa Starlight. Un couple d’Américains riches et solaires, Florence et Julian Livingstone. Des invités triés sur le volet. Et puis, en pleine nuit, leur petit garçon de trois ans disparaît.
À partir de là, leur monde idyllique vacille.
J’ai adoré l’ambiance. Le Sud, la lumière, les cigales qu’on entend presque, le thym et le romarin dans l’air. La Villa Starlight est tellement présente qu’elle en devient un personnage à part entière. On observe, on soupçonne, on doute. Parce que oui : tout le monde est suspect.
Guillaume Musso s’amuse avec les codes du « whodunit » à la Agatha Christie. Une intrigue façon Cluedo, ludique, où le lecteur cherche le coupable. Mais c’est plus subtil que ça. C’est aussi un roman dans le roman.
Agatha Harding, jeune romancière invitée sur place, compte bien transformer le drame en livre… et à la fin, je me suis vraiment demandé ce que je venais de lire. Le roman de Musso ? Ou celui d’Agatha ?
J’ai beaucoup aimé cette construction, ce jeu avec la fiction.
Autre détail marquant : le commissaire Joseph Lèques porte le nom de l’arrière-grand-père de l’auteur, à qui le roman est dédié. Forcément, je suis allée creuser un peu. On est clairement dans un mélange entre réalité et invention — et j’ai trouvé ça très bien amené.
Je me suis attachée aux personnages, notamment au binôme d’enquêteurs. Joseph, ancien soldat marqué par la guerre, avance avec ses fantômes. Charlie, son jeune adjoint, apporte fougue et modernité. L’un regarde vers le passé, l’autre vers l’avenir. Ce contraste fonctionne très bien et fait écho aux bouleversements de l’époque, entre nouvelles techniques d’enquête, évolutions des transports et modernité naissante.
Et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les dialogues aux accents du Sud, qui donnent une vraie couleur au récit.
Si j’avais un peu délaissé Musso ces dernières années, celui-ci confirme ma réconciliation.
C’est addictif, dépaysant, rythmé. J’ai eu l’impression de regarder un vieux film d’enquête, élégant et mystérieux.
Et ce dénouement… je ne l’avais pas vu venir.
Une lecture parfaite pour l’été, au soleil, avec un vrai parfum d’Agatha Christie.
Résumé éditeur :
Florence et Julian Livingstone, un couple d’Américains fortunés, réunissent chaque été un petit cercle d’amis dans leur somptueuse maison du cap d’Antibes.
Mais ce monde idyllique s’effondre la nuit où Oscar, leur fils de trois ans, est enlevé dans des conditions mystérieuses.
Alors que l’affaire passionne le monde entier et que la peur se répand, le policier chargé de l’enquête se heurte à un mur de mensonges et de secrets.
Son chemin va croiser celui de la jeune romancière Agatha Harding qui espère s’emparer du drame pour écrire un best-seller…







