Je crois que j’ai longtemps tourné autour de ce livre sans jamais oser m’y plonger.
Depuis sa sortie en 2021, la série est encensée un peu partout… et moi, bizarrement, plus un roman est adoré, plus j’ai tendance à m’en méfier. J’ai toujours peur d’en attendre trop et d’être déçue. Alors je laisse passer la hype et j’y reviens plus tard.
Et puis, pour être tout à fait honnête, le côté historique ne m’attirait pas plus que ça.
Finalement, j’ai acheté le roman à l’automne dernier pour le glisser dans mon calendrier de l’Avent littéraire… et je suis vraiment heureuse de l’avoir fait.
Parce que j’ai adoré.
Nous sommes à Paris en 1830, dans une ville encore secouée par les journées révolutionnaires de juillet. Le climat politique est instable, les tensions sont partout, et dans ce contexte troublé surviennent plusieurs morts étranges.
C’est Valentin Verne, jeune inspecteur récemment muté à la brigade de Sûreté fondée par Vidocq, qui se retrouve chargé de l’enquête.
Et alors lui, quel personnage !
Brillant, cultivé, passionné de chimie et de médecine, mais aussi profondément solitaire. Derrière son intelligence et son calme apparent, on devine très vite des failles et une obsession qui le dévore : retrouver un criminel insaisissable connu sous le nom du Vicaire.
C’est un personnage fascinant, à la fois brillant et cabossé, humble et redoutablement déterminé. Loin des héros lisses qu’on croise parfois dans les thrillers, Valentin Verne a quelque chose de profondément humain — et c’est sans doute pour ça qu’on s’attache autant à lui.
J’ai adoré l’ambiance du roman. Ce Paris de 1830 est fascinant. On passe des salons bourgeois aux ruelles sombres, des théâtres aux bas-fonds de la capitale. Par moments, j’ai même retrouvé une atmosphère qui m’a fait pensé au Londres de Jack l’Éventreur.
L’intrigue est extrêmement bien construite : plusieurs narrateurs, plusieurs temporalités, des pièces du puzzle qui s’assemblent progressivement…
Plus l’histoire avançait, plus je comprenais ce qui se dessinait derrière cette enquête… et plus je sentais mon cœur se serrer.
La plume d’Éric Fouassier est superbe : élégante, fluide, très maîtrisée. C’est soutenu sans être compliqué, riche sans être lourd. Exactement le genre d’écriture que j’aime lire.
En bref, c’est une magnifique découverte. Je suis ravie d’avoir enfin rencontré Valentin Verne… et comme Éric Fouassier sera présent aux Quais du Polar, je crois bien que je vais aller lui prendre la suite.
Résumé éditeur :
Automne 1830, dans un Paris fiévreux encore sous le choc des Journées révolutionnaires de juillet, le gouvernement de Louis-Philippe, nouveau roi des Français, tente de juguler une opposition divisée mais virulente.
Valentin Verne, jeune inspecteur du service des mœurs, est muté à la brigade de Sûreté fondée quelques années plus tôt par le fameux Vidocq. Il doit élucider une série de morts étranges susceptible de déstabiliser le régime.
Car la science qui progresse, mêlée à l’ésotérisme alors en vogue, inspire un nouveau type de criminalité. Féru de chimie et de médecine, cultivant un goût pour le mystérieux et l’irrationnel, Valentin Verne sait en décrypter les codes. Nommé par le préfet à la tête du « bureau des affaires occultes », un service spécial chargé de traquer ces malfaiteurs modernes, il va donner la preuve de ses extraordinaires compétences.
Mais qui est vraiment ce policier solitaire, obsédé par la traque d’un criminel insaisissable connu sous le seul surnom du Vicaire ?
Qui se cache derrière ce visage angélique où perce parfois une férocité déroutante ?
Qui est le chasseur, qui est le gibier ?







