Sélectionner une page

Avec Je suis né du diable, Jean-Christophe Grangé abandonne la fiction pour se confronter à sa propre histoire.

Ce n’est plus un thriller, mais un récit autobiographique intime et bouleversant, dans lequel il interroge son enfance, les origines de son écriture et les racines du mal.

L’auteur revient sur une enfance en apparence protégée, mais profondément marquée par la violence d’un père destructeur. Même vécus très jeune, parfois avant même de pouvoir les nommer, ces événements laissent des traces durables. Grangé montre avec justesse comment la peur, l’emprise et les silences peuvent façonner un être.

Ce livre est aussi un hommage poignant aux femmes de sa vie : sa mère, Michèle, et sa grand-mère, Andrée. Deux figures de courage et de résistance, des remparts face à la brutalité. Leur présence traverse le récit avec une force et une dignité bouleversantes.

La plume est sobre, presque clinique, mais d’une puissance émotionnelle rare. L’auteur ne cherche ni à se plaindre ni à provoquer la compassion. Il observe, raconte, tente de comprendre. Et c’est précisément cette pudeur qui rend le texte si percutant.

Je suis né du diable éclaire toute l’œuvre de Grangé. On comprend mieux d’où viennent ses univers sombres, sa fascination pour la violence humaine, et son besoin d’explorer les zones d’ombre. Un récit glaçant, nécessaire, profondément humain, que j’ai refermé le cœur serré.

Résumé éditeur :

« Depuis que j’écris des romans, la question qu’on m’a le plus souvent posée est : mais d’où vous viennent des idées pareilles ? Je réponds parfois : l’inspiration…

En réalité, je n’en sais rien. Mais la question revient tellement souvent qu’elle m’a forcé à réfléchir. Et si quelque chose de singulier était survenu dans mon existence qui puisse expliquer une inspiration aussi violente ? Je me suis tourné vers l’enfance. Si la mienne a été parfaitement heureuse, elle n’a pas été normale. J’ai grandi, sans le savoir, mais en le pressentant, à l’ombre d’une menace, d’une histoire d’épouvante que personne n’a jamais voulu me raconter.

Alors, j’ai creusé. Et je n’ai pas été déçu. Figure maléfique, violence exacerbée, persécution mentale : tout Grangé est là. Aucun doute : avec de telles origines, je ne pouvais pas écrire autre chose…

Mais d’où vous viennent des idées pareilles ? Ce livre est la réponse. »

Pin It on Pinterest

Share This