Relecture marquante de ce premier roman de King, toujours aussi puissant.
Un récit profondément malaisant sur le harcèlement, le fanatisme religieux et la violence sociale, porté par un personnage féminin bouleversant.
Dérangeant, oppressant, inoubliable — et sans doute banni pour de très mauvaises raisons.
Relire Carrie à l’âge adulte a été une expérience profondément marquante. Ce qui m’a le plus frappée, c’est la violence diffuse et banalisée qui entoure Carrie, autant celle des adolescents que celle des adultes. Le fanatisme religieux, l’humiliation et la solitude rendent le roman profondément malaisant, bien au-delà de l’horreur. Carrie est un personnage bouleversant, pris dans une spirale qu’elle ne maîtrise pas, et c’est sans doute ce qui rend ce livre aussi dérangeant… et inoubliable.
Carrie ne devrait pas être banni parce qu’il met en lumière des réalités dérangeantes mais essentielles : le harcèlement, la violence morale, le fanatisme religieux et leurs conséquences. Ce roman permet d’ouvrir le dialogue sur l’exclusion, la différence et la responsabilité collective, notamment celle des adultes. Il ne glorifie ni la violence ni l’extrémisme, il les montre dans toute leur brutalité pour mieux en dénoncer les dérives. C’est un livre qui dérange, oui, mais justement parce qu’il pousse à réfléchir, à développer l’empathie et l’esprit critique.
Carrie est bien plus qu’un roman d’horreur. C’est un livre profondément humain, qui parle de solitude, de harcèlement, de fanatisme et de ce que peut provoquer l’accumulation de violences ordinaires. On y trouve une héroïne bouleversante, une atmosphère pesante et des scènes qui marquent durablement. C’est un roman court, intense, impossible à oublier, et qui prouve que Stephen King n’est pas seulement le maître de la peur, mais aussi un immense observateur de l’âme humaine.
C’était une relecture pour moi, et j’ai beaucoup aimé redécouvrir Carrie avec mes yeux d’adulte. À l’adolescence, j’avais surtout été marquée par l’horreur et la violence ; aujourd’hui, j’ai été bien plus touchée par la solitude de Carrie, le harcèlement, et le fanatisme religieux. Le regard change, les nuances aussi, et le roman m’a semblé encore plus fort et dérangeant qu’à l’époque. Une lecture marquante, toujours aussi percutante, et clairement intemporelle.
Résumé éditeur :
Carrie White, dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, vit un calvaire : elle est victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu’elle le maîtrise encore avec diffi culté… Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l’aimer, l’invite au bal de printemps de l’école. Une marque d’attention qu’elle n’aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d’un renouveau !







