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Avec Immersion, Nicolas Druart m’a encore une fois embarquée là où je savais que j’allais flipper… et j’y suis allée quand même. Volontairement. En toute conscience. Et sans regret.

Tout commence par une idée simple et terriblement efficace : une expédition dans le gouffre de Gorre, récemment rouvert au public après un accident mortel. Une expérience « extrême », vendue comme unique, pour amateurs de sensations fortes. Un groupe d’amis décide de tenter l’aventure. Mauvaise idée. Très mauvaise idée.

J’ai littéralement dévoré le roman. Impossible de le lâcher. La tension est immédiate, l’atmosphère anxiogène s’installe page après page, et cette sensation de malaise ne vous quitte plus. La première partie est hyper étouffante en mode un huis clos sous terre. On avance dans le noir avec les personnages, on suffoque avec eux, on sent la pierre, l’humidité, l’enfermement. Claustrophobes, passez votre chemin… ou préparez-vous à souffrir (un peu).

Le roman alterne plusieurs temporalités et points de vue : le récit de Léo, survivant brisé, une enquête qui cherche à comprendre ces morts étranges liée à Gorre, et des fragments du passé qui viennent compléter le puzzle. Cette construction est redoutablement efficace. Tout s’imbrique, tout fait sens… mais pas forcément là où on l’attend. Et clairement : je me suis fait manipuler. Magnifiquement.

Ce n’est pas un thriller horrifique pur. On est plutôt sur un thriller psychologique, avec une atmosphère horrifique très marquée, presque slasher par moments, teintée d’épouvante, de tension et de sensations fortes. Et surtout : rien n’est gratuit. Chez Druart, la peur sert toujours quelque chose. Il y a un vrai propos derrière l’angoisse, une réflexion sur notre rapport au frisson, au voyeurisme, au consentement, à la souffrance comme divertissement.

Et je dois l’avouer : j’ai refermé ce livre plusieurs fois le soir. Pas par lassitude. Par trouille. Seule chez moi, lire certaines scènes était presque trop. Preuve ultime que le trouillomètre (le mien, en tout cas) était au maximum.

C’est ça que j’aime chez Nicolas Druart. Son univers est à part. Sa patte est immédiatement reconnaissable. Il n’y a que lui pour imaginer ce genre de récits, aussi dérangeants que captivants, aussi sombres que profondément humains. Je suis fan de cet auteur, de ses histoires flippantes mais jamais vides de sens. Il me fait peur, il me bouscule… et j’y retourne à chaque fois.

Un roman intense, immersif, intelligent, qui marque durablement.

Résumé éditeur :

Plongez si vous osez…
Dans l’Aude, gendarmes et médias sont sur le qui-vive: depuis quelques jours, des hommes et des femmes sont emportés par ce qui ressemble à une épidémie de morts subites. Seul lien entre les victimes: elles avaient toutes participé à l’exploration du gouffre de Gorre peu avant leur décès.
Tout juste rouvert après un terrible accident qui a nécessité sa fermeture pendant deux ans, l’endroit, qui offre des immersions terrifiantes réservées à un public averti, se trouve de nouveau au cœur d’un scandale.
Léo Masset, infirmier trentenaire, en sait quelque chose : lui et ses amis ont tenté l’aventure, et trois ne sont pas revenus, dont sa femme. Accablé de chagrin, seul avec son fils à charge, Léo est prêt à tout pour faire tomber les propriétaires du gouffre qui jouent à un jeu des plus dangereux…
Vous qui entrez ici, abandonnez tout espoir. Nicolas Druart vous guide en enfer avec un thriller hors normes, mêlant atmosphère et épouvante, pour une lecture hautement compulsive.

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