Sélectionner une page

Je fais partie de ces lecteurs qui attendent chaque nouveau Jérôme Loubry avec une certaine impatience. J’ai lu tous ses romans et, fatalement, j’en ai aimé certains plus que d’autres, mais je n’ai jamais été déçue. Avec Le garçon éternel, l’auteur confirme une nouvelle fois que sa mécanique fonctionne toujours aussi bien sur moi.

J’ai adoré et dévoré ce roman. Les chapitres sont courts, le rythme soutenu et l’addiction immédiate. C’est typiquement le genre de thriller qui donne envie de lire « encore un chapitre »… jusqu’à tourner la dernière page sans s’en rendre compte.

L’histoire se déploie à travers plusieurs récits et temporalités : une enquête dérangeante, une légende persistante, et le parcours d’un homme marqué par la disparition de sa femme.

On y retrouve tout ce que j’aime chez Loubry : le doute permanent, cette sensation troublante que quelque chose ne tourne pas rond. Même lorsque j’ai cru deviner certains éléments, ça n’a en rien gâché mon plaisir. Au contraire. J’avais besoin de savoir si j’avais vu juste, si je m’étais laissée entraîner sur une fausse piste.

La construction alternée brouille volontairement les repères. Plus on avance, plus les certitudes vacillent, et la tension s’installe de manière sourde, presque hypnotique.

Le thème de fond exploité ici — mais chut, pour savoir lequel, il faut lire — me fascine depuis longtemps. C’est un sujet déjà largement abordé en littérature. Ici, j’ai trouvé que ça fonctionnait pleinement. Le fond du récit est sombre, ancré dans une réalité dérangeante, et le travail documentaire sur lequel l’auteur s’appuie apporte une vraie crédibilité à l’ensemble.

Le garçon éternel arrive juste derrière mon roman préféré de l’auteur, Les Refuges, qui reste pour moi indétrônable.

Un thriller psychologique comme je les aime : bien écrit, bien pensé, bien rythmé, sans excès. Je le conseille évidemment aux adeptes de Jérôme Loubry, mais aussi à ceux qui voudraient le découvrir.

Résumé éditeur :

Une forêt en pleine nuit recèle bien des mystères. Ces deux adolescents partis chercher le succès en filmant leur aventure vont y trouver l’inimaginable : un cadavre de femme, mains et pieds coupés…

Sur place, l’inspectrice Manon Rousseau comprend tout de suite que le tueur a mis en scène sa découverte comme un rituel. Bientôt, la rumeur du retour du « garçon éternel » – une légende locale – surgit, alimentée par les réseaux sociaux.

Parallèlement, Cédric, journaliste rongé par le départ de sa femme, accepte de retranscrire les mémoires d’un vieil homme. Au fil des enregistrements qui lui sont fournis, il plonge dans la vie d’une mère dévouée à son fils, à la fin des années 1950. Mais si ce qu’il entend est vrai, quel terrible secret est-il en train de mettre au jour ?

Du passé au présent, des clochettes funéraires aux eaux silencieuses du lac, les disparus et les vivants sont liés par un fil longtemps demeuré invisible…

Pin It on Pinterest

Share This