Alors… comment dire sans fâcher personne ? 😅
Je savais que ce roman divisait : il y a ceux qui ont adoré, et puis il y a nous, les mitigés-curieux-mais-un-peu-frustrés.
Spoiler : j’appartiens clairement à cette deuxième team.
J’ai commencé 8,2 secondes en version papier… et j’ai très vite senti que je peinais. Long, prévisible, parfois plat : je frôlais l’abandon. J’ai donc dégainé mon arme secrète — la version audio — et heureusement. C’est le format qui m’a permis d’aller au bout sans lutter.
Je voulais tout de même connaître le dénouement, vérifier si mes hypothèses étaient justes. Résultat : oui, j’avais deviné une bonne partie. C’est assumé… mais pour moi, ça enlève du plaisir : j’aime être surprise.
Attention, ce n’est pas un mauvais roman. J’ai même beaucoup aimé l’analyse du couple qui s’éloigne, cette autopsie de l’intime, juste et sensible. Le problème, c’est que cette dimension prend toute la place.
À mes yeux, la love story écrase le reste, notamment l’enquête autour d’un serial killer, qui ne prend jamais vraiment son envol. Résultat : je suis restée sur ma faim côté tension et noirceur — ce que j’attends habituellement d’un Chattam.
Parce que soyons honnêtes : quand on ouvre un Chattam, on veut frissonner, pas sortir les violons. Ici, on est plutôt sur du Chattam version Arlequin 😂 — ce qui séduira sans doute davantage les lecteurs de romance (ce qui n’est clairement pas mon terrain de jeu).
Il faut aussi replacer ce roman dans son contexte : un récit plus intime, marqué par le deuil et la perte. Un choix sincère, assumé. On adhère… ou pas.
De mon côté, je n’étais pas réceptive.
👉 En bref : Pas une mauvaise lecture mais sans plus pour moi. Un roman à part, personnel… mais pas le Chattam que j’aime.
Résumé éditeur :
8,2 secondes :
C’est le temps qu’il faut pour tomber amoureux.
C’est le temps qu’il faut pour mourir.
May et Constance ne se connaissent pas. Mais un même secret les relie. Et les menace.
Un thriller psychologique envoûtant entre New York et les grands lacs de la frontière canadienne. Maxime Chattam nous entraîne dans un suspense Hitchcockien impossible à lâcher.







